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jeudi 29 mars 2007

Surf City (2/2)



Mot de l’éditeur :

Ike Tucker n'a jamais connu que la station Texaco et son oncle Gordon quand il quitte son coin de désert pour retrouver sa sœur Ellen disparue après avoir tenté sa chance sur les plages de Californie du sud. Il ne sait rien du monde. Il ne sait rien des hommes. Il le découvrira en achetant une planche de surf pour se jeter à son tour dans les flots bleus du Pacifique et plonger dans les eaux noires des magouilles humaines. Jusqu'à plus soif, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la découverte hideuse de la vérité.


Mot de Christophe Dupuis, librairie Entre-deux Noirs, Langon :

Lorsque j'ai lu Surf City, la première fois, à la Série Noire, ça a vraiment été un choc. Tout comme le fut, mais ce n'est pas le propos, La Reine de Pomona, autre polar de l'auteur (La Noire, Gallimard) et qui est d'un calibre supérieur… Et comme le sera le troisième (à sortir) vu qu'il paraît qu'il est encore plus grandiose… Mais là on s'égare. Surf City marque par ses personnages, Ike, le gamin anti-héros, débarqué du désert qu'il n'a jamais quitté, à la recherche de sa sœur, qu'il ne retrouvera jamais, et qui avance dans le livre avec cette phrase dans la tête « Les paumés font toujours des conneries quand ils sont loin de chez eux »… Preston, biker étrange, Hound Adams, surfer cocaïnomane, et tous ceux qui gravitent autour. Surf City frappe par la qualité de son écriture, sa puissance d'évocation, ce milieu du surf bien loin des clichés « surfers bronzés, plages dorées et sable chaud », sa désespérance et sa noirceur. C'est un bouquin qui vous choppe à la première page et qui ne vous lâche plus, où l'on sent que tout va mal finir, où l'on sait que tout va mal finir, mais qui vous surprend toujours. C'est grand, c'est fort, ça vous change de la petite bière qu'on peut lire parfois.


Mot de Jacques Griffault, librairie Le Scribe, Montauban :

Ike Tucker, dix-huit ans, est un bon réparateur de motos. Il bosse à la station Texaco de son oncle Gordon à San Arco, un bled tapi au bord du désert. De tous les trous du cul merdeux du monde où crever, il a fallu qu'elle choisisse celui-ci disait sa sœur Ellen qui n'avait jamais pardonné San Arco à sa mère. Cette mère qui les a un jour plantés là pour un « gommeux », quand Ike avait cinq ans, sans plus donner signe de vie. Ellen, à son tour est partie, seule, un été, deux ans auparavant et n'est pas revenue. Ta sœur, elle était dingue, Ike, comme sa mère, lui dira Gordon. Oui mais cette dingue Ike l'adore.

Un jour une Camaro blanche sur le toit de laquelle sont arrimées deux planches de surf s'arrête à la station. Un garçon en sort mal à l'aise. Il vient dire à Ike que sa sœur est partie au Mexique l'été précédent avec des mecs de Huntington, une station de surf réputée de la côte californienne. Que les mecs sont revenus mais sans sa sœur. Qu'il a essayé sans y parvenir de découvrir ce qui s'était passé. Qu'il a senti « de mauvaises vibrations ». Et il lui donne le nom de trois mecs de la bande, tous surfeurs.

Cette nuit-là Ike qui n'était jamais sorti du désert décide de partir à la recherche de sa sœur. Il arrivera à Huntington, s'initiera au surf - ce qui donne lieu à des pages superbes - pénétrera la bande que fréquentait sa sœur et découvrira, lui qui ne savait rien des hommes, un milieu de durs où l'amitié la plus vive peut se transformer en une haine destructrice.

Un livre âpre, portrait violent et désenchanté de la côte ouest des Etats-Unis.


Surf City, roman de Kem Nunn, traduit de l’américain par Philippe Paringaux, disponible aux Editions Gallimard dans les collections La Noire (n° 2395) et Folio Policier (n° 310).

mercredi 28 mars 2007

Surf City (1/2)



Ike est un jeune pas très grand, à peine un mètre soixante-dix, maigrichon, pas à l’aise dans sa peau, qui croupit dans le désert, un pauvre gars complètement désorienté se demandant perpétuellement ce qu’il fait sur terre. Un jour un type se pointe en Chevrolet Camaro et lui dit que sa sœur, qui est partie depuis deux ans, est morte lors d’un voyage au Mexique avec trois surfeurs. Ike part alors à Huntington Beach pour les retrouver. Mais Ike n’a vraiment rien de l’enquêteur. Et les gars sur qui il veut se rencarder sont loin d’être des tendres… Il y trouvera aussi le surf, la dope, les filles et un certain dégoût de soi.

Premier roman de Kem Nunn, Surf City (Tapping the source en V.O.), paru en 1984, est un roman noir très prenant qui a le mérite de se dérouler dans l’univers du surf, fait remarquable pour un polar. On y cause surf, mais sans les sempiternels clichés « cheveux au vent et ambiance fun ». Les sensations éprouvées par Ike lors de ses premières sessions sont bien décrites –et, chose rare, bien traduites en français–, les scènes de surf de nuit sont plus vraies que nature, le tout sur un fond de Californie décadente et de trafic de drogue.

Car Surf City est thriller particulièrement noir, un portrait violent et désenchanté de la côte Ouest des Etats-Unis d’Amérique. Pour un premier roman, Kem Nunn attaque d'emblée à un très haut niveau. L’intrigue et son déroulement sont parfaitement maîtrisés : personnages extrêmes, mais complètement crédibles, définis avec une grande intelligence ; écriture impeccable ; progression d’histoire très finement dosée.

Surf City nous enlève pour un voyage secouant qu'on ne peut oublier en refermant le volume. On pourrait à peine regretter le classicisme du dénouement, mais celui-ci est amené avec toute la subtilité possible, sans la moindre lourdeur complaisante qui n'aurait pas manqué de fuser sous la plume de bien d'autres auteurs.

Un vrai et grand roman noir, « branché à la source » (celle du surf, bien sûr), désespéré, sombre à souhait, dégageant quelque chose de vraiment crépusculaire, qui laisse un goût amer dans la bouche quand on l’a terminé… Et qui, pour vos prochaines vacances, vous donnera peut-être envie de partir à la montagne !


Surf City, roman de Kem Nunn, traduit de l’américain par Philippe Paringaux, disponible aux Editions Gallimard dans les collections La Noire et Folio policier.

mardi 27 mars 2007

The Rolling Stones : nouveau DVD



Outre la reprise de la tournée A bigger bang tour pour 27 dates estivales européennes (dont le festival de l’île de Wight –Royaume-Uni– le 10 juin, le Stade de France –Paris– le 16 juin et le Stade Gerland –Lyon– le 18 juin), Mick Jagger a également annoncé la sortie courant mai/juin d’un double CD et d’un quadruple DVD de la tournée 2006 des Rolling Stones qui comprendra le concert donné le 22 octobre au Zilker Park d’Austin (Texas) devant plus de 40000 spectateurs et celui du 18 février 2006 sur la plage de Rio de Janeiro (Brésil) qui a attiré plus d’un million de personnes.

Ce quadruple DVD sera le deuxième de la carrière des Stones après celui paru en 2003, Four Flicks, regroupant trois concerts (chacun dans un endroit de taille différente) et un exceptionnel documentaire sur cette tournée 2002-2003 Licks tour.

Un documentaire sur le groupe, tourné l’année dernière par Martin Scorsese, est également en préparation, pour une probable sortie à la rentrée de septembre ou pour les fêtes de fin d’année.

Demandez les vêtements de Jamiroquai !



Non content de son immense –et mérité– succès sur le plan musical, le groupe britannique Jamiroquai se décline maintenant en une ligne de vêtements pour adultes… Mais aussi pour bébés !

Dans une collection qualifiée de « funky », Jamiroquai propose désormais des bonnets « pareils à ceux que Jay Kay portaient à ses derniers concerts », des polos ou autres pull-over roses, bleus clairs ou kaki, pour hommes, femmes et enfants de 0 à 24 mois.

Pour jeter un coup d’œil sur cette collection, faites un tour sur le site officiel du groupe,
http://www.jamiroquai.com/, rubrique Jam Shop.

lundi 26 mars 2007

Le mystère enfin résolu !



Comment la petite flèche de l'écran de nos ordinateurs se déplace-t-elle quand on bouge la souris ? Qui ne s'est jamais posé cette question ?

Grâce à des outils de haute technologie, il est désormais possible de comprendre le fonctionnement de ce phénomène.

Pour tout savoir, cliquez sur le lien ci-dessous et, grâce à la super loupe, tout va enfin s'éclairer...

http://www.1-click.jp/

(Merci à la douce Sophie pour ce lien)

Scorpions, le nouveau single : Humanity



Ça s’est passé samedi soir, au pied de l’Atomium de Bruxelles, lors de la soirée événement Stars of Europe célébrant le 50ème anniversaire de la signature du Traité de Rome et de l’Union Européenne : les Scorpions y ont interprété en première mondiale Humanity, leur nouveau single issu de leur prochain album Humanity – Hour 1, à paraître le 14 mai prochain.

Si vous l’avez manqué, cliquez ICI pour la séance de rattrapage.

dimanche 25 mars 2007

Asia : heat of the moment (1982)


Cliquez ICI pour écouter et regarder le plus grand tube d'Asia. C'était il y a 25 ans...

Encore une reformation : Asia



Vous souvenez-vous d’Asia, ce groupe formé au début des années 80 par des membres issus de Yes, King Crimson, Emerson Lake and Palmer et The Buggles et dont le nom de presque tous leurs albums débutent par la lettre A ? (Asia, Alpha, Astra, Aurora, Aqua, Aria, Arena, Archiva, Aura)

Même si le groupe n’a jamais cessé d’exister depuis toutes ces années, mais avec des musiciens souvent changeants et différents, c’est aujourd’hui la formation originale qui se retrouve, la même que celle de leurs deux premiers albums, Asia, sorti en 1982, et Alpha, en 1983, également leurs plus grands succès commerciaux à ce jour.

C’est donc l’Asia originel qui se reforme, avec le chanteur et bassiste John Wetton, le guitariste Steve Howe, Geoff Downes aux claviers et le batteur Carl Palmer.

Actuellement en tournée mondiale, avec certaines dates probablement partagées avec Foreigner, Styx et Def Leppard, le groupe entrera bientôt en studio pour y enregistrer un nouvel album à paraître au tout début de l’année prochaine. A noter que le concert donné il y a quelques jours à Tokyo a été filmé, mais aucune indication quant à une prochaine sortie (peut-être sera-t-il en bonus d’une édition limitée du futur opus).

Plus d’infos sur le site officiel du groupe.

jeudi 22 mars 2007

Pourquoi ?



Pourquoi l'eau mouille-t-elle ?

Pourquoi la mer est-elle salée ?

Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures ?

Pourquoi les plaques d'égout sont-elles rondes ?

Pourquoi les boomerangs reviennent-ils ?


Autant de questions -et plus de 700 autres- auxquelles vous trouverez les réponses en cliquant ICI.

Nettoyage des plages : c'est ce week-end !



Une pub pour Surfrider Foundation, rien qu'une pub... Pour le moment...


Cliquez ICI pour la regarder.

Neige



Voilà le beau spectacle que je peux voir de chez moi en ce jeudi matin : c'est la première neige en Lorraine depuis plus d'un an.


Cela dit, c'est peut-être un beau spectacle, mais aucune route n'est dégagée, et ça, c'est moins pratique !

mercredi 21 mars 2007

Bon Jovi : nouvel album et nouveau single



Le site officiel du groupe vient de l’annoncer : le nouvel album de Bon Jovi sortira le 18 juin prochain et s’appellera Lost highway. Dès aujourd’hui, (you want to) make a memory, le premier single à en être extrait, sera diffusé sur les ondes des stations de radio. Ces prochaines semaines, le groupe jouera d’ailleurs cette chanson lors de plusieurs émissions télévisées américaines et participera également à l’événement Live earth, le 7 juillet prochain.

Pour écouter ce premier extrait de l’album, cliquez ICI.

Lost highway sera produit par Dann Huff et John Shanks. Ce dernier avait déjà co-produit Have a nice day, le précédant album de Bon Jovi paru en 2005 et plusieurs fois récompensé, et travaillé avec Chris Isaak et Sheryl Crow, entre autres.

Deux titres de ce futur album ont déjà servi de supports pour la télévision et pour un film. We got it going on, un duo avec Big & Rich, artistes de la musique country, sert de générique à la nouvelle saison de l’Arena Football League. Quant à Lost highway, chanson éponyme, elle figure sur la bande originale du nouveau film avec John Travolta, Wild hogs.

Une tournée mondiale est prévue à partir de cet été.

The Police, Stade de France : complet !


Il n'aura finalement fallu qu'à peine une heure et quinze minutes pour que les 80000 places de l'unique concert français de The Police soient toutes vendues ! Enfin, unique concert en France... Si vous n'avez pas obtenu votre sésame pour le samedi 29 septembre prochain, un conseil, ne prévoyez rien pour la veille au soir...

mardi 20 mars 2007

The Police, Stade de France : location ouverte !



Attention : événement ! Les billets pour le concert de The Police au Stade de France (samedi 29 septembre 2007, 19h30, avec Fiction Plane en première partie), seule date française de la tournée mondiale du groupe actuellement prévue, seront disponibles dès 10h00 ce mercredi dans les points de vente habituels et au 0 892 700 900. Prix : de 56 à 111 €. Il est fort probable que les 80000 tickets soient vendus en moins d'une heure... Alors, bon courage si vous avez décidé d'y aller !

lundi 19 mars 2007

Scorpions : nouveau single



Ce samedi 24 mars, le groupe Scorpions dévoilera en avant-première mondiale le premier single extrait de son nouvel album, Humanity - Hour 1. Une exclusivité organisée à l'occasion d'une soirée événement intitulée Stars of Europe, pour célébrer le 50ème anniversaire de la signature du traité de Rome, fondateur de l'Europe.

Une trentaine d’artistes européens seront également présents. Parmi eux : Zucchero, Kim Wilde, Ozark Henry, Simply Red, Hooverphonic et The Coors. Cette soirée sera retransmise en direct de l'Atomium de Bruxelles, sur la chaîne France 4, à partir de 20h30.

Si vous avez manqué un de mes précédants articles causant de Scorpions, je vous rappelle qu’Humanity - Hour 1 est le 16ème album studio des gars d’Hanovre. Celui-ci a bénéficié de la production de Desmond Child, le collaborateur de Bon Jovi et Meat Loaf, entre autres. Il sera dans les bacs le 14 mai. Le même mois, Scorpions sera de passage en France pour quatre concerts, tous prévus dans des Zénith : à Dijon le 11 mai, à Paris le 14, à Nantes le 16 et à Rouen le 19. Les musiciens devraient être rejoints sur scène par Uli Jon Roth, leur guitariste originel (qui avait quitté le groupe en 1978).

Scandale mélancolique tour : CD et DVD disponibles



N’oubliez pas : le double CD, le DVD et le DVD collector Scandale mélancolique Tour – Live au Zénith Paris 2006 sont désormais disponibles chez tous les disquaires. Pour voir le spot TV, cliquez ICI.

Et pour fêter ces sorties, voici un bon souvenir d’un 11 décembre 1998 à Bercy : Exil sur planète fantôme.

Et les paroles qui vont avec (bon karaoké !) :


En ce temps-là nos fleurs
Vendaient leur viande aux chiens
Et nous habitions tous de sordides tripots
Avec des aiguillages pour nos petits matins
Quand le beau macadam nous traitait de salauds
Nous traitait de salauds
Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles
Et gerbions nos enzymes en nous gueulant moteur
Mais entre deux voyages, entre deux verres d'alcool
Nous n'avions pas le temps de décompter nos heures
De décompter nos heures
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes
Conscients d'être mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie

En ce temps-là le rien s'appelait quotidien
Et nous allions pointer dans les jobs interdits
Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums
Dans les dédales obscurs où plane la folie
Où plane la folie
Et nous avions des gueules à briser les miroirs
A ne montrer nos yeux que dans le contre-jour
Mais entre deux délires, entre deux idées noires
Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours
Nous vivions à rebours
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes
Conscients d'être mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie

En ce temps-là les gens s'appelaient citoyens
Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes
Aujourd'hui la tempête a lynché mes copains
Et je suis le dernier à rater mon suicide
A rater mon suicide
Mais je veux vivre encore plus ivre de cramé
Je veux ronger le mal jusque dans ses recoins
J'ai traîné mes vingt siècles d'inutilité
Je n'ai plus rien à perdre, mais j'en veux pour ma fin
J'en veux pour ma faim


Paroles et musique : Hubert-Félix Thiéfaine
Chanson disponible sur l’album
Dernières balises (avant mutation) (1981)

dimanche 18 mars 2007

Initiatives océanes


Pour regarder le clip des journées nettoyage des plages, cliquez ICI.

23, 24 et 25 mars : participez au nettoyage des plages



Chaque printemps, Surfrider Foundation Europe, association dédiée à la protection et la mise en valeur de l’océan, des vagues et du littoral, mobilise ses adhérents et tous les autres amoureux de la mer autour de l'opération de nettoyages de plages : Initiatives Océanes. Des milliers de personnes donnent alors un coup de propre au littoral… qui en a bien besoin à la sortie de l'hiver !

Les 23, 24 et 25 mars prochains, les participants à cette 12ème édition des Initiatives Océanes vont témoigner ensemble de l’amour et du respect qu’ils portent à l’océan. L’année dernière, près de 6400 personnes se sont réunies sur les côtes européennes et celles des Dom-Tom, de l’Afrique du Nord et d’Amérique Latine. Le but est bien sûr de nettoyer, mais aussi de montrer à tous -citoyens et pouvoirs publics- qu’il faut agir.

Cette année, les Initiatives Océanes vont prendre encore plus d'ampleur avec la participation des autres branches de Surfrider Foundation : Surfrider Etats-Unis, Surfrider Australie, Surfrider Japon, Surfrider Brésil, Surfrider Argentine et Surfrider Canada. Des manifestations sont également en train de se préparer au Costa Rica.

La sensibilisation concernera bien sûr la problématique des déchets, mais aussi l’enjeu écologique planétaire qu’est le changement climatique. Tous les participants seront vivement encouragés à utiliser les transports en commun ou faire du co-voiturage pour se rendre sur les lieux de nettoyage.

6 400 000 tonnes de déchets seraient encore déversés dans l’océan chaque année. Alors, si vous en avez l’envie et la possibilité, seul, en famille ou avec ses amis, n’hésitez pas à participer au nettoyage de votre plage préférée.

Pour plus de détails, rendez-vous sur
http://www.initiativesoceanes.org/.

Penser global, agir local.

The Cure : tournée mondiale



Ça commence à se préciser : la première tournée mondiale des Cure depuis 7 ans débutera cet été par le Japon, puis se poursuivra par la Chine, Singapour et l’Australie.

Plus d’infos sur le site officiel du groupe.

mercredi 14 mars 2007

Arctic Monkeys : le clip du nouveau single



Avant même sa diffusion sur les télés musicales, voici le clip de Brianstorm, le premier single du nouvel album des Arctic Monkeys. Cliquez ICI pour le regarder.

Arctic Monkeys : nouvel album



Après Whatever people say I am that’s what I’m not en janvier 2006, Arctic Monkeys, le groupe mené par Alex Turner, revient avec leur attendu nouvel et deuxième album studio, Favourite worst nightmare, à paraître le 23 avril prochain. Voici le tracklisting :

01. Brianstorm
02. Teddy Picker
03. D Is for Dangerous
04. Balaclava
05. Fluorescent Adolescent
06. Only Ones Who Know
07. Do Me a Favour
08. This House Is a Circus
09. If You Were There, Beware
10. The Bad Thing
11. Old Yellow Bricks
12. 505

Brianstorm, le premier single à en être extrait, est annoncé dans les bacs pour le 16 avril, et sans doute quelques jours avant sur les plateformes de téléchargement légal. Sa diffusion radio vient tout juste de débuter.

Plus d’infos sur leur site officiel et leur page MySpace.

lundi 12 mars 2007

NIN : year zero, la pochette



Ben quoi ? Moi aussi je trouve des pochettes sur des clefs USB...!!!

NIN : survivalism, la pochette et le clip



Le clip illustrant Survivalism, le premier single extrait du nouvel album des Nine Inch Nails –Year Zero- à paraître le 17 avril prochain, est déjà sur You Tube (cliquez ICI pour le regarder) et peut également être téléchargé gratuitement, légalement et en haute résolution sur le mini-site officiel de Year Zero (click droit de la souris ICI).

A noter que ce clip, avant d’être diffusé sur You Tube et disponible en téléchargement légal, a été retrouvé il y a quelques jours sur une clef USB dans la chambre d’hôtel de Trent Reznor après un concert du groupe donné à Londres. Tiens, tiens, comme d’autres titres du nouvel album, toujours sur une clef USB, toujours dans une chambre d’hôtel du chanteur, compositeur et leader, toujours après un concert de N.I.N… Mais où a-t-il donc sa tête ce Reznor ??!!!

En tous cas, voici une nouvelle technique marketing de promotion d’album tout à fait originale !

Si vous n’avez pas suivi le précédant post parlant de N.I.N, je vous rappelle que Year Zero sera le premier de deux concept albums ayant pour thème un mouvement religieux extrémiste terrorisant et essayant de contrôler les States par le biais d’armes biochimiques, tout un programme ! Il est d’ailleurs fort possible que Year Zero soit décliné en version film, des pourparlers étant actuellement en cours.

dimanche 11 mars 2007

Fanning prend la tête




L'Australien Mick Fanning s'empare de la tête du classement mondial grâce à victoire à Gold Coast, première épreuve de la saison. Demi-finaliste, Kelly Slater est troisième alors que le Français Jérémy Florès pointe au neuvième rang. Andy Irons n'est que 31e.

LE CLASSEMENT (après une épreuve)

1 - Mick FANNING (Aus), 1200 pts
2 - Bede DURBIDGE (Aus), 1032
3 - Kelly SLATER (USA), 876
3 - Taj BURROW (Aus), 876

5 - Joel PARKINSON (Aus), 732
5 - Michael CAMPBELL (Aus), 732
5 - Josh KERR (Aus), 732
5 - Ben DUNN (Aus), 732
9 - Taylor KNOX (USA), 600
9 - Bruce IRONS (Haw), 600
9 - Daniel WILLS (Aus), 600
9 - Greg EMSLIE (AFS), 600
9 - Travis LOGIE (AFS), 600
9 - Raoni MONTEIRO (Bre), 600
9 - JEREMY FLORES (FRA), 600
9 - Kai OTTON (Aus), 600

17 - Bobby MARTINEZ (USA), 410
17 - Damien HOBGOOD (USA), 410
17 - Tom WHITAKER (Aus), 410
17 - Dean MORRISON (Aus), 410
17 - Cory LOPEZ (USA), 410
17 - Phillip MacDONALD (Aus), 410
17 - CJ HOBGOOD (USA), 410
17 - Adriano De SOUZA (Bre), 410
17 - Chris WARD (USA), 410
17 - Luke STEDMAN (Aus), 410
17 - Pancho SULLIVAN (Haw), 410
17 - Ricky BASNETT (AFS), 410
17 - Leonardo NEVES (Bre), 410
17 - Trent MUNRO (Aus), 410

31 - Andy IRONS (Haw), 225
31 - Tim REYES (USA), 225
31 - Frederick PATACCHIA (Haw), 225
31 - Shaun CANSDELL (Aus), 225
31 - Michael LOWE (Aus), 225
31 - Mark OCCHILUPO (Aus), 225
31 - Victor RIBAS (Bre), 225
31 - Troy BROOKS (Aus), 225
31 - Adrian BUCHAN (Aus), 225
31 - Royden BRYSON (AFS), 225
31 - Dayyan NEVE (Aus), 225
31 - Neco PADARATZ (Bre), 225
31 - Bernardo MIRANDA (Bre), 225
31 - Gabe KLING (USA), 225
31 - Rodrigo DORNELLES (Bre), 225
31 - Luke MUNRO (Aus), 225


BARÊME DES POINTS POUR CHAQUE ÉPREUVE :

1er : 1200 points
2e : 1032 pts
Demi-finalistes : 876 pts
Quarts de finaliste : 732 pts
Huitième de finale : 600 pts
3e tour : 410 pts
Repêchage : 225 pts

Deuxième et prochaine des 10 épreuves du calendrier WCT 2007 : le Rip Curl Pro à Bells Beach, Victoria (Australie), du 3 au 13 avril.

Quiksilver Pro Gold Coast 2007



Le Quiksilver Pro de Gold Coast en Australie, première épreuve de la saison WCT, s'est achevé dans la nuit de mardi à mercredi avec la victoire de Mick Fanning. L'Australien à la crête dorée a triomphé chez lui, sur ses vagues de la côte Est, en s'imposant en finale face à son compatriote Bede Durbidge (16,17 - 12,00). Ce dernier, qui avait remporté l'année passée la compétition de Trestles en Californie, avait mérité sa place en finale après avoir écarté le maître Kelly Slater lors d'une demi-finale d'une incroyable intensité.

L'octuple champion du monde, époustouflant depuis le début de la compétition, a dû s'incliner lorsque l'Australien a trouvé une vague notée 9,93 (sur 10) par les juges. Troisième mondial en 2006, Fanning remporte l'épreuve de Gold Coast pour la deuxième fois, lui qui avait déjà triomphé en 2005. La saison commence bien également pour Jérémy Florès. Le jeune Français s'est hissé jusqu'en huitième de finale et aurait pu (ou dû) passer encore un tour. En effet, lors de sa série en 8es contre Josh Kerr, le Réunionnais a été sévèrement pénalisé par les juges, qui ont clairement oublié de lui compter un tube sur une de ses vagues. Un oubli fâcheux et plutôt inhabituel qui lui a sûrement coûté une place en quarts de finale.

Au classement mondial, Mick Fanning prend logiquement les commandes devant Bede Durbidge, Kelly Slater et Taj Burrow. Jérémy Florès s'installe à la neuvième place et ne manquera pas de motivation dans un mois (du 3 au 13 avril) pour la deuxième manche du Championnat du monde. Rendez-vous cette fois dans le sud de l'Australie, sur le spot de Bells Beach. Alors qu'il ne semble encore rien avoir planifié concernant son avenir à court terme, Kelly Slater décidera au dernier moment s'il se présentera à Bells. Si les prévisions de la houle sont bonnes, il se déplacera à coup sûr. L'octuple champion du monde a par ailleurs confirmé sa présence au Quiksilver Pro France à Hossegor, en septembre prochain. Le public landais est rassuré.

FINALE

Mick FANNING bat Bede DURBIDGE : 16,17 - 12,00

½ FINALE

Bede DURBIDGE bat Kelly SLATER : 19,40 - 18,73
Mick FANNING bat Taj BURROW : 18,13 - 7,33

¼ DE FINALE

Bede DURBIDGE bat Joel PARKINSON : 18,34 - 10,33
Kelly SLATER bat Michael CAMPBELL : 15,83 - 13,57
Mick FANNING bat Josh KERR : 19,53 - 19,10
Taj BURROW bat Ben DUNN : 14,16 - 11,00

8es DE FINALE

Joel PARKINSON bat Bruce IRONS : 19,10 - 7,83
Bede DURBIDGE bat Kai OTTON : 11,67 - 7,33
Michael CAMPBELL bat Taylor KNOX : 13,67 - 5,00
Kelly SLATER bat Greg EMSLIE : 18,33 - 11,34
Mick FANNING bat Daniel WILLS : 13,50 - 12,43
Josh KERR bat JEREMY FLORES : 9,16 - 7,67
Taj BURROW bat Travis LOGIE : 15,43 - 12,50
Ben DUNN bat Raoni MONTEIRO : 10,77 - 8,17

3e TOUR (16es DE FINALE)

Joel PARKINSON - Leonardo NEVES : 17,94 - 16,17
Bruce IRONS bat Pancho SULLIVAN : 12,77 - 11,50
Bede DURBIDGE bat Luke STEDMAN : 15,17 - 13,50
Kai OTTON bat Bobby MARTINEZ : 15,33 - 12,07
Taylor KNOX bat Ricky BASNETT : 13,67 - 10,83
Michael CAMPBELL bat Dean MORRISON : 18,07 - 12,00
Greg EMSLIE bat Adriano de SOUZA : 17,57 - 15,64
Kelly SLATER bat Julian WILSON : 19,83 - 12,50
Mick FANNING bat Jake PATERSON : 18,07 - 12,93
Daniel WILLS bat Chris WARD : 17,00 - 14,17
Josh KERR bat Tom WHITAKER : 17,43 - 10,84
Jérémy FLORES bat Cory LOPEZ : 17,40 - 15,26
Taj BURROW bat Trent MUNRO : 14,67 - 14,50
Travis LOGIE bat CJ HOBGOOD : 15,50 - 11,34
Ben DUNN bat Damien HOBGOOD : 10,50 - 3,90
Raoni MONTEIRO bat Phillip McDONALD :

2e TOUR (REPÊCHAGE)

Kelly SLATER bat Dale RICHARDS : 16,16 - 8,53
Jake PATERSON bat Andy IRONS : 16,00 - 10,07
Taj BURROW bat Luke MUNRO : 15,66 - 14,10
Damien HOBGOOD bat Rodrigo DORNELLES : 16,43 - 13,07
TOM WHITAKER bat Gabe KLING : 17,17 - 14,60
Cory LOPEZ bat Bernardo PIGMEU : 15,67 - 13,27
Phillip McDONALD bat Neco PADARATZ : 13,73 - 9,30
Bruce IRONS bat Dayyan NEVE : 15,67 - 8,90
CJ HOBGOOD bat Royden BRYSON : 17,43 - 14,33
Michael CAMPBELL bat Fredrick PATACCHIA : 15,26 - 11,10
Daniel WILLS bat Adrian BUCHAN : 15,34 - 11,16
Adriano de SOUZA bat Troy BROOKS : 16,57 - 12,53
Chris WARD bat Victor RIBAS : 12,83 - 10,34
Pancho SULLIVAN bat Shaun CANSDELL : 14,76 - 12,80
Travis LOGIE bat Mark OCCHILUPO : 15,44 - 12,80
Luke STEDMAN - Michael LOWE : 14,66 - 14,17

1er TOUR

Dean MORRISON bat Bernardo PIGMEU et Pancho SULLIVAN
Taylor KNOX bat Gabe KLING et Mark OCCHILUPO
Leonardo NEVES bat Tom WHITAKER et Luke STEDMAN
Kai OTTON bat Damien HOBGOOD et Michael LOWE
Joel PARKINSON bat Travis LOGIE et Rodrigo DORNELLES
Bobby MARTINEZ bat Luke MUNRO et Shaun CANSDELL
Trent MUNRO bat Taj BURROW et Chris WARD
Julian WILSON bat Kelly SLATER et Daniel WILLS
Greg EMSLIE bat Andy IRONS et Dale RICHARDS
Mick FANNING bat Adriano De SOUZA et Jake PATERSON
Ben DUNN bat Cory LOPEZ et Victor RIBAS
Josh KERR bat Phillip McDONALD et Troy BROOKS
Raoni MONTEIRO bat Bruce IRONS et Neco PADARATZ
Bede DURBIDGE bat Dayyan NEVE et Adrian BUCHAN
Jérémy FLORES bat Royden BRYSON et CJ HOBGOOD
Ricky BASNETT bat Fred PATACCHIA et Michael CAMPBELL

jeudi 8 mars 2007

Les grandes blondes (3/3)



Revue de presse : article de Jean-Patrice Dupin, Critiques, 16 juin 2005

"Vous êtes Paul Salvador", annonce le livre dès sa première phrase, "et vous cherchez quelqu’un." Deux paragraphes vous expliquent ensuite comment vous vous y prenez : vous n’y trouvez rien à redire, et puis tout à coup : "Mais vous n’êtes pas Paul Salvador", rectifie Echenoz, et le ton est définitivement donné. Le lecteur prêt à jouer le jeu de la fiction est brutalement renvoyé à lui-même, à la réalité : il est en train de lire un livre, ce livre a été écrit par Jean Echenoz, et Jean Echenoz fait ce qu’il veut.

Il ne va d’ailleurs pas s’en priver au cours des chapitres qui suivront, manipulant les personnages et les confrontant aux situations les plus dangereuses ou les plus ridicules, avec un entrain dont le lecteur est appelé à se faire le complice, sans oublier cependant de rappeler de temps à autre qui est le maître : "son humeur provient-elle de cette stérilité, de ce temps sinistre ou de ce temps perdu, je ne veux pas le savoir", intervient par exemple l’auteur à propos d’un de ses personnages. Comme dans ses autres romans, Echenoz excelle à faire fonctionner les ressorts les plus classiques de la fiction, tout en les montrant du doigt, façon de dire qu’il n’est pas dupe, de suggérer au lecteur qu’il n’est pas dupe non plus, - mais au bout du compte le lecteur est bien obligé d’être dupe quand même.

Car, bien que mis en garde sur le fait que la fiction n’est jamais que la fiction, bien qu’accompagné par l’auteur tout au long de la narration, il se trouve en fait face au roman comme dans un théâtre dont il verrait à la fois la scène et les coulisses, mais où ce qui se passe dans les coulisses ferait aussi partie de la pièce. Pas d’autre solution alors que d’admettre docilement ce qui est montré, aucune possibilité d’intervenir : il doit bien se trouver quelque part les coulisses des coulisses, mais ce qui s’y trame est définitivement hors de portée.

Un tel dispositif, s’il ne veut pas se transformer en un agaçant exercice de style, nécessite à sa base une histoire bien construite et susceptible, le cas échéant, de se suffire à elle-même, ce qu’on retrouve, soigneusement mis en place, dans chacun des romans d’Echenoz. Ici, ce sera celle d’un producteur de télévision, Paul Salvador, qui envisage une émission ayant pour thème "les grandes blondes", et qui espère à cette occasion recueillir le témoignage d’une certaine Gloire Abgrall, éphémère star du show-biz ayant eu des démêlés avec la justice avant de disparaître sans laisser d’adresse. Salvador, pour retrouver sa trace, fait donc appel à une agence de détectives dirigée par un certain Jouve, qui mettra quelques-uns de ses meilleurs agents sur la piste, avec des fortunes diverses.

Une fois posé le roman comme fiction, une fois exposée la trame de celui-ci, Echenoz se trouve en position d’en imaginer et d’en imposer n’importe quel développement au gré de sa propre fantaisie. Ouvertement prévenu que de toute façon il n’a pas le choix, il ne reste plus au lecteur qu’à acquiescer ou refermer le livre.

Gageons donc qu’il acquiescera, et même de bonne grâce, devant par exemple le personnage de Béliard, "petit brun maigrelet, long d’une trentaine de centimètres", qui est en quelque sorte l’ange gardien de Gloire, un ange gardien souvent mal rasé, aux dents jaunes, "toujours plutôt préoccupé de lui-même", et d’humeur généralement massacrante, mais capable d’intervenir directement sur le cours du roman.

Le lecteur se laissera également embarquer avec plaisir dans d’étonnants épisodes, tel celui où Gloire, tombée à la merci d’une organisation criminelle, se voit obligée de convoyer par avion des chevaux bourrés de drogue ou de matières radioactives. Il sourira devant la gratuité des efforts auxquels Echenoz contraint les deux agents Personnettaz et Boccara, que leur recherche de Gloire mènera successivement en Bretagne, en Australie et en Inde simplement pour se rendre compte qu’ils sont arrivés trop tard et prendre, las et résignés, le chemin du retour ; ou encore devant le vain acharnement de Salvador à écrire un texte pour son émission sur "les grandes blondes" et qui ne parvient qu’à la décourageante constatation que pour appartenir à cette catégorie, il n’est pas forcément nécessaire d’être grande, ni blonde.

En plus de la cocasserie, du côté ludique de tous ces développements narratifs, on retrouvera aussi l’écriture si caractéristique d’Echenoz, son inventivité, sa drôlerie. Les dialogues y sont toujours aussi réussis (ainsi que les verbes qui les accompagnent), les descriptions irréprochables ("un lapin, frémissant et charnu, braquait son œil opaque vers le court terme" : quelques mots et voici posés d’un coup non seulement l’aspect physique, mais même la psychologie de l’animal), les jeux de sonorités efficaces (écoutons par exemple : "et rien ne mine comme l’oisiveté près de la République, dans un deux pièces opaque de la rue Yves-Toudic.")

Enfin, si le précédent roman Nous trois avait pour thème l’espace, il semble que celui-ci, à travers l’histoire qu’il raconte, fasse plutôt référence au temps : le temps qu’on perd, le temps qui passe et celui qui ne passe pas, les transformations bonnes ou mauvaises qui l’accompagnent, la simultanéité. En témoigne le constant minutage que donne Echenoz des faits et gestes de ses personnages : que ceux-ci aient progressé, qu’ils aient piétiné, toujours est précisé le décompte des minutes, des heures, des jours qui simultanément ont filé ; les personnages eux-mêmes n’arrêtent pas de regarder leur montre.

Mais ici pas de nostalgie : non seulement le roman est fermement ancré dans le monde actuel - on y aperçoit le Pont de Normandie, on y écoute France Info, on s’y souvient qu’il n’y a plus de Yougoslavie - , mais encore il apparaît que cette réflexion mène vers un espoir : le temps peut arranger les choses, rien n’est jamais perdu, à condition de garder confiance. C’est ainsi que le livre débouche sur un parfait happy end, façon aussi légitime qu’une autre de voir le bon côté des choses, et même, pourquoi pas, d’œuvrer dans ce sens ; puisqu’on est dans une fiction, puisqu’on fait ce qu’on veut, pourquoi diable se priver d’une fin heureuse ?



Les grandes blondes, roman de Jean Echenoz, disponible en format broché et poche aux Editions de Minuit.

Les grandes blondes (2/3)



Mot de l’éditeur :

Vous travaillez pour la télévision. Comme vous souhaitez produire une série sur les grandes filles blondes au cinéma, mais aussi dans la vie, vous pensez faire appel à Gloire Abgrall qui est un cas particulier de grande blonde. On l'a vue traverser, dans les journaux, les pages Arts et spectacles puis les pages Faits divers du côté des colonnes Justice, il y a quelques années. Ce serait bien, pensez-vous, de lui consacrer une émission. Certes. Malheureusement, Gloire est un peu difficile à joindre.

Revue de presse : article de Pierre Lepape, Le Monde, 22 septembre 1995

Le talent d'Echenoz n'a jamais été aussi éclatant, maîtrisé et plaisant. C'est un bien grand crime en effet que de séduire ses lecteurs ; de les faire sourire et rire, de les enchanter de phrases légères comme du duvet, de distiller le saugrenu, de jouer avec la langue comme un chat avec une pelote de laine. Echenoz déploie une écriture qui ne pèse pas, qui n'appuie jamais, comme si elle se refusait à exercer le moindre pouvoir de persuasion ou de coercition. Son pouvoir est ailleurs, dans l'ordre poétique. D'où l'étrange impression de se mouvoir dans un espace aérien, libéré des règles de la gravitation, agité de mouvements anarchiques et ludiques, gouverné par les seules lois de la fantaisie narrative et de la rigueur grammaticale. Nabokov et Queneau souvent donnent aussi le sentiment que leur écriture n'adhère pas, qu'elle n'est pas destinée à coller au réel, mais à d'autres usages moins gluants.

Revue de presse : article de Jean-Pierre Tison, Lire, novembre 1995

Le titre du septième roman de Jean Echenoz, Les grandes blondes, annonce bien la couleur. Naturelles ou teintes, elles sont souvent de mèche avec la fatalité. «C'est comme si elles constituaient un groupe à part, une irréductible catégorie d'humanité.» En évoquant leur place et leur rôle au cinéma, dans les beaux-arts, etc., on pourrait tourner une grande série télé. C'est ce que se dit le producteur imaginé par l'écrivain qui, lui-même, doit avoir un faible pour les grandes blondes hitchcockiennes, les Grace Kelly, Eva Marie Saint et autres Tippi Hedren. Le lac glacé de leur regard laisse parfois deviner une fêlure peu propice au patin. A moins d'aimer craquer.

Gloire Abgrall a ce genre de fêlure-là. Sous son pseudonyme de Gloria Stella, elle a connu son heure de célébrité. Parmi ses succès, un quarante-cinq tours intitulé Excessif. Tout excès incite à dire «Faut pas pousser». Mais justement, elle pousse... dans le vide. Chez elle c'est même une manie. Elle a fait quatre ans de prison pour avoir précipité son amant-agent d'un quatrième étage dans une cage d'escalier. Qu'est devenue Gloria? Bonne question. La retrouver et l'inviter à la télévision, dans la série des «Grandes blondes», ferait exploser l'Audimat.

Le producteur lance donc des enquêteurs à sa recherche. De la Bretagne à l'Inde en passant par l'Australie. De falaise en pont, de cathédrale en balcon, on suit ses points de chute. Mais à peine est-elle repérée qu'elle disparaît. Et elle fait parfois disparaître son poursuivant. Sic transit Gloria...

De cette poursuite Jean Echenoz tire un roman fracassant. En démiurge narquois il enrichit même la Création d'un homoncule appelé Béliard. Seule Gloria le voit. C'est un peu son démon gardien. Free lance. Il mesure trente centimètres. Il se pose sur son épaule, comme une aile. Et tous deux s'envolent dans de grandes conversations, ou querelles. Est-il le fruit d'une hallucination «forgée par l'esprit déréglé de la jeune femme» ou existe-t-il vraiment? Encore une excellente question qui tient jusqu'au bout le lecteur en haleine.

Jean Echenoz fait rebondir brillamment l'action et peint de manière très fidèle les différents milieux où elle se déroule: maison de production, maison de retraite, agence de détectives, officine de trafiquants, palace indien...

Le jeu de piste est captivant, mais il va sans dire que la vraie recherche, celle qui jour et nuit mobilise l'humanité tout entière - et les personnages de ce roman -, c'est la recherche de l'amour. Hitchcock ne dirait pas le contraire. Vertigo, Psychose, Pas de printemps pour Marnie... c'est toujours l'amour aux trousses, autant que la mort. Le roman se plaît à citer ces films plus ou moins explicitement.

Lire au premier degré Les grandes blondes, comme un feuilleton, procure de délectables sensations qui n'empêchent nullement de savourer ses ironiques subtilités. Bien qu'il soit difficile de surpasser les trouvailles du Lac ou de Nous trois, cette fois encore Jean Echenoz nous épate. Il faut avoir le cœur bien accroché pour accompagner Gloria jusqu'à la dernière scène, qui reste littéralement en suspens: dans une cabine de téléphérique. Bloquée. Il n'y a donc point de fin définitive. Point de chute.



Les grandes blondes, roman de Jean Echenoz, disponible en format broché et poche aux Editions de Minuit.

mercredi 7 mars 2007

Les grandes blondes (1/3)



Vous pensez qu’un livre ne peut pas lier ensemble roman policier, récit de voyage, histoire d’amour et même comprendre une petite touche de merveilleux ? Ce livre extraordinaire, riche de styles, existe pourtant : Les grandes blondes de Jean Echenoz.

Paul Salvador s’occupe d’une émission de télévision consacrée à des personnalités oubliées par les feux de l’actualité. Il est à la recherche d’une femme, une certaine Gloria Stella qui fit un début de carrière prometteur dans la chanson avant de passer, sans transition, de la page Spectacles à celle Faits divers des journaux pour avoir poussé son amant dans l’escalier. Procès, prison, quelques années plus tard Gloire Abgrall, alias Gloria Stella, a sombré dans l’anonymat et l’oubli.

Salvador fait alors appel à des détectives pour tenter de retrouver cette mystérieuse grande blonde (et son nain imaginaire) fuyant de pays en pays afin de ne plus renouer avec son ancienne célébrité, mais qui conserve quand même ses travers meurtriers. Cette tâche s’avère cependant plus difficile à faire qu’à dire, car Gloire tient à sa tranquillité et, surtout, n’a pas perdu l’habitude de donner le vertige aux hommes avant de les pousser dans le vide.

Sur une trame empruntée au roman policier, Jean Echenoz construit un récit brillant qui fait jouer à merveille tous les ressorts de la fiction sans en être dupe, comme s’il maintenait l’intrigue à distance par l’élégance et la fantaisie d’un style plein d’humour et véritablement jubilatoire. Bref, une écriture riche, méticuleuse, du rire, de l’humour noir et beaucoup de plaisir.

Et pour lire les premières pages de ce livre, cliquez ICI.

Les grandes blondes, roman de Jean Echenoz paru en 1995, disponible en format poche et broché aux Editions de Minuit.

lundi 5 mars 2007

Une Cure de Korn



Le 9 décembre dernier, The Cure a rejoint Korn, le groupe référence incontestable de la scène métal actuelle, dans les studios MTV de Time Square (New-York) pour le retour de l’émission mythique MTV Unplugged.

Ensemble, ils ont interprétés un mix de deux morceaux : Make me bad, titre de Korn, et Inbetween days, titre des Cure. Retrouvez cette prestation scénique exceptionnelle en cliquant ICI.

Récemment diffusé sur la chaîne musicale, ce show est dès aujourd’hui disponible en CD et en écoute intégrale sur le site de MTV.

A noter également la participation de Amy Lee, la chanteuse d’Evanescence, et une reprise de Creep de radiohead.

The Police : tournée européenne


The Police a confirmé aujourd’hui les premières dates de leur tournée européenne qui débutera le 29 août prochain en Suède, tous les concerts nord-américains (le premier aura lieu le 28 mai à Vancouver) étant déjà complets. Les voici :

29 août : Globe Arena, Stockholm
04 septembre : NIA, Birmingham
08 septembre : Twickenham Stadium, Londres
11 septembre : AOL Arena, Hambourg
13 septembre : Arena, Amsterdam
16 septembre : Sazka Arena, Prague
19 septembre : Stadthalle, Vienne
22 septembre : Olympiastadion, Munich
27 septembre : Olympic Stadium, Barcelone
29 septembre : Stade de France, Paris
13 octobre : LTU Arena, Dusseldorf
15 octobre : MEN Arena, Manchester
19 octobre : Millennium Stadium, Cardiff

Cette tournée mondiale de reformation de The Police passera également par l’Italie, la Suisse, la Belgique et le Danemark, pays pour lesquels des dates seront annoncées très prochainement.

dimanche 4 mars 2007

I wanna be your dog


Plus de 30 ans plus tard, les Stooges assurent toujours autant. La preuve ICI.

The Stooges : l'histoire continue



The Stooges, le gang d’Ann Arbor (Michigan, U.S.A.) et groupe mythique d’Iggy Pop (Iggy Pop, les frères Asheton, Ron à la guitare et Scott à la batterie, Mike Watt à la basse et le saxophoniste Steve Mackay), sont de retour !

The weirdness, leur quatrième et nouvel album (et leur premier depuis Raw Power en 1973), est disponible dès ce lundi 5 mars chez tous les disquaires. Voici le tracklisting :

01. Trollin’
02. You can’t have friends
03. ATM
04. My idea of fun
05. The Weirdness
06. Free & freaky (avec Brendan Benson, actuel chanteur, compositeur et guitariste du groupe The Raconteurs aux côtés de Jack White des White Stripes)
07. Greedy awful people
08. She took me money
09. The end of Christianity
10. Mexican guy
11. Passing cloud
12. I’m fried

Ca va envoyer grave !

Retrouvez les Stooges sur le site officiel d’Iggy Pop et sur leur page MySpace où vous pourrez écouter My idea of fun, le premier single extrait de leur nouvel album.

Une tournée mondiale débutera le 8 mars 2007 et passera par la France, au Palais des Sports de Paris, le 3 juillet. D’autres dates seront bientôt confirmées.

samedi 3 mars 2007

School's out


Alice Cooper chez les Muppets : c'était en 1978 et c'est ICI que ça se passe.

Alice Cooper : nouvel album



Le 25ème album studio d’Alice Cooper (sur lequel il travaille depuis début janvier) s’appellera Along came a spider, sera disponible au courant du mois de mai prochain et sera suivi d’une tournée mondiale qui débutera dès le début de l’été et qui se poursuivra jusqu’à la fin de cette année.

C’est le chanteur qui l’a annoncé il y a quelques jours lors d’une interview à voir sur You Tube directement en cliquant ICI.

Les Rita Mitsouko : Variéty



Grâce à Tonton Zézé, voici le tracklisting de Variéty, le nouvel album des Rita Mitsouko à paraître le 16 avril prochain :

01. L’amie ennemie
02. Communiqueur d’amour
03. Rêverie
04. Berceuse
05. Même si
06. Rendez-vous avec moi-même
07. She’s a caméléon
08. Soir de peine
09. Badluck queen
10. Ma vieille ville
11. Ding ding dong (screaming at your door)
12. Terminal beauty feat. Serj Tankian

Le duo Catherine Ringer & Serj Tankian, le chanteur du groupe américain System of a Down, est très attendu.

10 km de ride pour l'Histoire



C’est officiel, c’est dans l’édition 2007 du Livre Guinness des Records : c’est désormais le Brésilien Serginho Laus qui détient le record mondial de la plus longue vague jamais surfée.

Jusque-là détenu par l’Anglais David Lawson qui avait surfé une vague de 9,1 kilomètres sur la rivière Severn (la plus longue du Royaume-Uni) il y a dix ans, Laus a battu ce record le 24 juin 2005 en ridant une vague pendant 33 minutes et 15 secondes sur la rivière Aguari Pororoca, au nord du Brésil, parcourant une distance de 10,1 kilomètres (Pororoca signifie « gros tremblement » en portugais).

En parlant de la Pororoca, Serginho Laus a déclaré : « La vague est énorme, gigantesque. Il y a une montée d’adrénaline quand elle arrive. On a l’impression qu’elle va nous avaler ! A son arrivée, les oiseaux s’arrêtent de chanter, les animaux s’enfuient, le vent semble même s’arrêter de souffler. Quand la Pororoca apparaît, en se balançant à droite, à gauche, tu as le cœur qui se serre. Et sur l’eau, tu as une énergie incroyable. » (propos extraits du film documentaire Les fils de la lune réalisé par Philippe Lespinasse, disponible ICI en VOD ou DVD)

Le Top 45 WCT sur le Web



Après plus de six mois de réflexion, les surfeurs de l’élite mondiale du surf ont finalement mis en ligne leur propre site web :

www.worldprosurfers.com

Destiné à être le relais entre les surfeurs pros et le public, il contient toutes les informations relatives aux compétitions, mais aussi à leur vie sur la route, chez eux et dans l’eau, « de la bouche même des surfeurs ».

Quelques-uns des meilleurs photographes surf de la planète apportent également leur contribution à ce site sur lequel vous retrouverez aussi des interviews interactives, des conseils techniques ou encore des vidéos à télécharger sur vos mobiles.

Dès maintenant, worldprosurfers.com devient un lien permanent (en haut à droite) de ce blog.

jeudi 1 mars 2007

La cerise


Pour voir le clip de La Cerise, le premier single extrait du nouvel album de Matmatah, c'est ICI que cela se passe.

Merci à Tonton Zézé pour le lien.

Matmatah : nouvel album



C’est lundi, le 5 mars, que sortira La Cerise, le quatrième et nouvel album de Matmatah, également disponible en édition limitée 2 volumes.

Voici le tracklisting :

01. La cerise
02. Crépuscule dandy
03. She’s had a hold on me
04. Le festin de Bianca
05. Entrez dans ce lit
06. La serpeta del barrio
07. Et tourne le compteur
08. Basta les aléas
09. Now we have a pen
10. Pony the pra
11. La fleur de l’âge

Le groupe brestois sera en concert dans toute la France à partir du 12 mars prochain. Plus d’infos sur leur site officiel et sur leur page MySpace où vous pourrez écouter quelques titres de ce nouvel album.

AbraCarambar !



Voilà plus de 50 ans déjà qu’existe le célèbre Carambar et ses fameuses devinettes et histoires « drôles ».

Désormais, elles peuvent être consultées sur le Blag-O-matic, le distributeur officiel de blagues Carambar !

En voici deux sélectionnées au hasard :

« Une petite coccinelle affolée va voir un vétérinaire et lui demande :
- Docteur, vous n’auriez rien contre les points noirs ? »

« Quel est le point commun entre une voiture et un dieu ?
Réponse : ils ont tous les deux une vidange ! »

Je suis sûr que vous continuez à manger des Carambar dans le seul but de lire ces blagues, ne dites pas le contraire !!!

Schiltigheim (Alsace), 21 avril 2007



Yes !